Industries créatives et culturelles

Votre situation et le résultat recherché
Nous venons du cinéma et de la médiation culturelle. Cette provenance nous sert surtout à une chose : comprendre la tension entre intuition créative et organisation, et aider les équipes à mieux se passer le relais.
Situations de terrain
Sur le terrain, le problème n’est presque jamais « un outil de plus ». C’est la façon dont l’information et les responsabilités passent d’un spécialiste à l’autre — et le temps perdu sur des pans du métier que personne n’a vraiment envie de porter (com, marketing, outillage, méthodes).
Ce que nous connaissons du métier
Notre expertise s’appuie sur le parcours d’Ulrich Fischer et sur les mandats Memoways auprès de structures créatives très diverses.
Un terrain large
Designers, architectes, artistes, photographes, studios, agences, médias, lieux culturels, sociétés de production : les métiers diffèrent, les blocages et souffrances se ressemblent.
Projets multi-intervenants. Fichiers et versions partout. Passages de témoin flous. Mauvaises habitudes numériques, mauvais logiciels pour le mauvais geste, méthodes peu partagées. Communication, marketing et outillage souvent traités en urgence.
Ce qui devient possible
Une fois le terrain clarifié (seul, via la Boussole quand elle sera disponible, ou avec nous), voilà ce qui devient réaliste rapidement.
Preuves / Mandats clients
Les détails vivent dans les études de cas. Voici trois mandats représentatifs.
Bord Cadre films — De la vitrine au village : workflows, contenus et publics dans le même fil.
Chez Bord Cadre films, société de production de cinéma d’auteur, le sujet n’était pas « un outil de plus ». Produire reste possible ; partager autrement avec les publics, tenir les passages de témoin entre métiers, et sortir d’un site vitrine qui n’invite personne à revenir — voilà où ça coinçait. Les workflows collaboratifs peinaient ; la relation au public restait ponctuelle, le jour de la projection.
Nous avons commencé par écouter le terrain : process internes, relais entre spécialistes, ce qu’il faudrait pour passer d’un mode « regarder / cliquer / consommer » à un mode « regarder / interagir / échanger / participer ». Le cadrage a précédé les développements — enjeux, architecture cible, ce qu’on personnalise, ce qu’on construit — et s’est transformé en instrument de pilotage, pas en slide morte.
Nous avons construit une base de données sur Airtable, qui contient toutes les données relatives aux quasiment 90 films produits. Tables liées pour connecter les textes, médias, équipe, festivals, partenaires, articles de presse etc ainsi que des automations et portail pour partager les données avec l’équipe et les stakeholders.

La collaboration se poursuit dans des espaces partagés que l’équipe fait vivre : catalogue géré en autonomie, prototypes, feuille de route. Organisation interne plus claire ; ouverture vers d’autres chaînes de valeur (valoriser, échanger, contribuer, partager) sans attendre que la chronologie des médias « sauve » le film toute seule.
Voir aussi Bord Cadre films opère sa mue digitale.
Because Productions — Une seule base pour personnes, projets, contrats et logistique de tournage : fini les Excel et Word dispersés.
Because Productions organise la logistique des tournages en Suisse. Personnes, sociétés, projets, contrats, hébergements, dépenses, documents utiles… tout cela vivait dans des fichiers Excel et Word éparpillés. Versions multiples, copier-coller, questions permanentes : « laquelle est la bonne ? », « qui a le dernier fichier ? ». Difficile de travailler à plusieurs sans se marcher dessus — et impossible d’automatiser proprement sur un bricolage fragile.
Ulrich connaît ce monde de près. Avec l’équipe Because, nous avons d’abord cartographié le quotidien — ce qui circule vraiment entre un engagement, un contrat, un hébergement, une dépense — puis co-construit un outil unique qu’ils peuvent faire évoluer eux-mêmes : contacts et sociétés, projets, génération et envoi de contrats, hébergements, dépenses, ressources labellisées.
L’outil est en usage au quotidien. Ce qui change déjà, c’est la clarté : une seule vérité partagée à la place des fichiers redondants ; des vues utiles plutôt qu’un tableur qui montre tout à tout le monde ; une base sur laquelle les automatisations peuvent enfin s’accrocher.
Plus de détail dans l’étude de cas Memoways.
Utopiana — Une association artistique qui transforme son numérique pour faire vivre résidences, archives et publics.
Utopiana, lieu de recherche et de création pluridisciplinaire, ne pouvait se contenter d’un site vitrine pour pérenniser résidences, ateliers et une communauté engagée depuis plus de vingt ans. Les processus, expérimentations et archives risquaient de rester invisibles ; les outils du quotidien (fichiers, contenus, partenaires) peinaient à soutenir une plateforme participative digne de l’ambition artistique.
Nous avons accompagné la transformation dans la durée : ateliers de réflexion et de design de service, stratégie fichiers, base Notion pour projets et événements, formation, conceptualisation de la face publique à partir de l’espace de travail, supervision du développement. Dropbox pour le statique ; Notion pour le dynamique ; un site et des pages pour l’extérieur — un échafaudage, pas un gadget.
Le résultat recherché n’est pas « un beau site ». C’est un environnement de recherche numérique participatif : mieux valoriser ce qui existe, connecter les plans d’activité, laisser l’équipe tenir les pratiques. Un cas typique d’association artistique où le fit dépend du commitment, pas du statut.
Contexte : https://ulrichfischer.net/2023/01/05/utopiana-se-transforme/
Pour qui, et dans quelles conditions
Et si vous voulez aller plus loin : nouvelles chaînes de valeur
Quand les workflows tiennent et que l’équipe respire, une autre question peut s’ouvrir : comment les contenus et l’expertise créent d’autres relations, d’autres revenus, d’autres publics. Ce n’est pas le point d’entrée. C’est l’étape d’après, pour qui en a l’appétit.
Expériences conversationnelles — prolonger l’œuvre et l’expertise par le dialogue.
La diffusion classique s’arrête souvent au générique : le public a vu, lu, écouté — puis repart. Or les thèmes d’un film, d’un documentaire ou d’un sujet de société demandent du temps, de la contradiction, du questionnement. Comment prolonger la relation sans inventer un gadget qui n’a rien à voir avec l’intention créative ?
Nous prototypons des expériences conversationnelles : parler avec un personnage après un film (Où est Ava ?), apprendre via un dialogue multimodal autour d’un enjeu documentaire (Dilemme Plastique → Edugami). Voix, vidéo, texte, avatar : l’IA sert la narration et la pédagogie, sous contrôle éditorial — pas l’inverse.
L’apport : tester vite des hypothèses narratives et techniques, ancrer la conversation dans un storyworld tenu (mémoire des personnages, sources, validation humaine), et documenter ce qui marche vraiment avec les publics. Ce n’est pas le prérequis pour remettre de l’ordre dans vos workflows ; c’est une capacité en plus quand vous voulez aller plus loin.
Pour une structure créative, cela peut vouloir dire passer d’une présence « vitrine » à un espace où publics, élèves, communautés explorent, contribuent, dialoguent — toujours après avoir solidifié le concret.
Kura — éditorialiser la vidéo pour qu’elle circule autrement (2015-2018)
Déposer des vidéos en masse sur une plateforme générique ne crée pas une expérience. Sans indexation, sans segments, sans liens sémantiques, le fonds audiovisuel s’enterre : difficile à retrouver, impossible à recomposer, peu appropriable par des partenaires ou des publics.
Kura est l’outil d’éditorialisation vidéo que nous avons développé pour préparer, structurer et publier autrement : labels, playlists liées par des concepts, markers temporels, espaces collaboratifs par projet. On ne se contente plus du film monté « en bloc » : on travaille aussi les fragments, les portions utiles, les combinaisons multiples — pédagogie, storytelling, bonus, médiation.

Sur Traverse, Kura a servi de bibliothèque et de moteur de curation : sélectionner, segmenter, composer des playlists adaptées au mobile, puis les faire exister dans l’expérience. Le player et les modes de publication suivent l’intention, pas l’inverse.
Pour une structure créative, Kura (ou l’esprit Kura dans un dispositif actuel) ouvre une chaîne de valeur claire : des contenus qui restent vivants, navigables, réutilisables — et une médiation qui devient un métier, pas un afterthought marketing.
Billets existants : https://ulrichfischer.net/2016/09/05/kura-le-nouvel-outil-video-de-memoways/ · https://ulrichfischer.net/2017/09/20/kura-traverse/
Traverse — guides vivants pour un patrimoine qui se découvre en marchant (2015-2019)
Le patrimoine et les territoires croisés (lieux, objets, événements, personnages) souffrent souvent d’une diffusion plate : fiches, PDF, sites vitrine. Le public large n’a pas le temps de « chercher » ; les spécialistes, eux, documentent avec précision… sans toujours disposer d’un canal engageant pour faire circuler ce savoir.

Traverse a été conçu comme application mobile de médiation : playlists d’histoires, présentations de lieux, exploration thématique, puis création et partage de parcours. Les spécialistes (architectes, historiens, archivistes…) documentent ; un outil d’édition transforme cette matière en guides originaux pour le mobile. Découvrir, explorer, composer — plutôt que consommer une page figée.
L’apport Memoways : relier intention éditoriale, contenus qualifiés et usage terrain. Pas une app pour le plaisir de l’app : un dispositif où la curation devient une expérience, et où le public peut à son tour assembler et partager.
Pour une structure créative ou culturelle, cela ouvre des chaînes de valeur autour de la médiation : des parcours réutilisables, une présence dans le territoire, une invitation à contribuer — sans attendre que tout le monde passe par la même porte web.

Billets existants : https://ulrichfischer.net/2017/06/30/video-de-lapplication-mobile-traverse/ · https://ulrichfischer.net/2017/09/07/video-de-presentation-de-lappli-mobile-traverse/
Marcher un film dans la ville — quand le parcours devient le montage.
Les écrans habituels imposent un récit unique, figé, consommé assis. Pour une structure créative, le risque est double : le public ne croise l’œuvre qu’au moment de la diffusion, et le territoire — archives, lieux, mémoires locales — reste un décor plutôt qu’un matériau vivant. Comment sortir le film, le documentaire ou le fonds audiovisuel hors de la salle sans le diluer en « contenu » ?

Walking the Edit inverse la logique. L’utilisateur marche ; son trajet, son rythme, sa présence dans l’espace sélectionnent en temps réel des fragments audiovisuels déjà géolocalisés. On écoute d’abord le film en train de se composer, puis on le regarde : une histoire contextuelle, unique, liée à ce lieu et à ce passage. Mémoire collective, mobilité et narration se nouent sans demander au public de « devenir monteur ».
Ce que nous apportons, ce n’est pas seulement une idée artistique : c’est une culture de l’expérimentation où la techno sert une intention narrative claire — indexation, variables, contexte topographique et socio-culturel. Chaque adaptation locale est spécifique : le fonds (archives, doc, fiction), la façon de le qualifier, le public visé.

Pour une structure créative, cela ouvre autre chose qu’une vitrine : des expériences spatiales, des parcours de médiation, des réseaux de traces et de films partagés — une relation au public qui commence dans la rue, pas seulement sur un player.
Plus de contexte : https://ulrichfischer.net/walking-the-edit/ basé sur un projet de recherche https://ecal.ch/fr/feed/projects/6482/walking-the-edit/
Exploratoires
Questions fréquentes
Travaillez-vous uniquement avec le cinéma et le subventionné ?
Non. Le cinéma et la médiation culturelle sont une provenance forte — parcours d’Ulrich Fischer, projets Memoways — pas une cage. Nous intervenons aussi auprès de designers, architectes, artistes, photographes, studios, agences, médias et lieux structurés. Les frictions se ressemblent plus souvent que les labels : collaboration multi-intervenants, passages de témoin, outils mal choisis, pans « mal aimés » (com, marketing, méthodes).
Le filtre, ce n’est donc pas le tampon « culturel » ni le modèle de financement. C’est la présence d’un problème concret, d’une personne prête à porter le sujet en interne, et d’une envie de s’approprier la suite — pas de sous-traiter le flou.
Si vous venez du cinéma, tant mieux : on parle déjà la même langue sur les process et les relais entre métiers. Si vous venez d’ailleurs dans l’économie créative, on partira de vos gestes réels, pas d’un template « ICC ».
Faut-il tout changer d’outils pour commencer ?
Rarement. On clarifie d’abord l’existant : ce qui tient sa place, ce qui crée de la friction, ce qui dépend de deux personnes « qui savent ». On connecte ou on simplifie avant de remplacer. Un premier workflow utile — contacts, production, droits, planning, diffusion — suffit souvent à rendre de l’air.
Remplacer pour remplacer crée plus de fatigue que de valeur. L’objectif, c’est moins de friction et plus d’agilité sur les pans mal aimés du métier, pas une migration religieuse vers le dernier outil à la mode.
Quand un remplacement s’impose, il se décide les yeux ouverts, avec l’équipe qui utilisera l’outil — et idéalement après un état des lieux (Boussole quand elle sera disponible, ou audit / cadrage court).
En quoi la Boussole numérique culture change la donne ?
La Boussole numérique culture est un outil en développement (cible début 2027) pour un état des lieux gratuit et décentralisé : pratiques, usages numériques, marges de progression — logique radar. Ce qu’on peut évaluer, on peut l’améliorer. L’idée : se situer sans attendre un mandat lourd ni un PDF qui dort dans un tiroir.
Ensuite, Memoways peut intervenir de façon ciblée : applications, conseils, bonnes pratiques, développements spécifiques — au plus près du besoin, pas « tout le catalogue ». La Boussole n’est pas déjà disponible ; nous le disons clairement.
En attendant, un diagnostic de 30 minutes ou un audit numérique joue le même rôle d’entrée : comprendre avant d’investir, prioriser, raccourcir le chemin vers un premier prototype utile.
Vous aidez aussi sur la com et le marketing ?
Oui, dans la limite du concret. Communication, marketing et relation aux publics / partenaires sont souvent traités en urgence, entre deux rushes, avec des outils bricolés et peu de méthode partagée. Nous aidons à poser des workflows, des modèles, des calendriers, des outils que l’équipe peut tenir elle-même — pour que ces chantiers cessent de grignoter la création.
Nous ne remplaçons pas une agence de communication 360. Nous ne « faisons pas votre com » à votre place. Nous aidons les structures créatives à moins subir ces pans mal aimés, à les rendre réguliers et appropriables.
Si le besoin est purement créatif-pub ou media buying sans enjeu d’organisation interne, nous ne sommes probablement pas le bon partenaire — et nous le dirons.
Quelle place pour l’IA et les expériences conversationnelles ?
Deux niveaux, qu’il faut distinguer. Sur l’opérationnel : l’IA pour réduire une friction réelle (dictée structurée, synthèse, relances, aide à la rédaction…), prototyper vite, puis construire des solutions économes, flexibles, personnalisées et évolutives — avec validation humaine. Voir aussi nos applications métier.
Sur l’exploratoire : Où est Ava ?, Edugami / Dilemme et d’autres prototypes ouvrent de nouvelles relations au public et à la connaissance. C’est précieux quand l’appétit est là ; ce n’est pas le prérequis pour remettre de l’ordre dans vos passages de témoin.
Dans les deux cas, l’IA n’est utile que si elle s’accroche au travail réel — pas si elle vit dans un coin expérimental que personne ne reprend.
Combien de temps avant un premier résultat utile ?
Souvent assez vite — à condition que le problème soit cadré et que les bonnes personnes soient dans la boucle. Après un premier audit (ou un cadrage équivalent), un premier prototype peut être posé en environ deux semaines, selon le périmètre. Ensuite on itère sur vos cas réels.
Le principe : jalon utile tôt, puis développement personnalisé dans le temps. Nous ne vendons pas un grand soir ; nous posons des briques qui tiennent, que l’équipe s’approprie.
Sans disponibilité côté client pour tester et corriger, même la meilleure intention s’étire. Avec cette disponibilité, on avance par itérations courtes plutôt que par un long silence avant la « grande livraison ».
Associations, institutions : êtes-vous le bon partenaire ?
Oui, dès qu’il y a une vraie volonté interne et les moyens de s’inscrire dans la durée. Le bon fit ne dépend pas du statut — association, institution, PME. Il dépend de l’implication moyen-long terme et de la conscience que la démarche est transformative : sans ça, l’impact reste limité.
Nous savons travailler de façon agile avec des collectifs et des équipes hybrides : écouter, poser des priorités partagées, laisser un instrument de pilotage plutôt qu’un rapport à classer. Utopiana, Fonction:Cinéma et d’autres mandats culturels l’illustrent.
Si personne n’a le temps de s’impliquer, ou si l’objectif est seulement de « faire un site » sans toucher aux pratiques, mieux vaut le dire au diagnostic : nous ne sommes pas là pour produire de la décoration numérique.
En quoi n’êtes-vous pas « encore une agence » ?
Nous ne faisons pas le même métier qu’une agence de com 360 ni qu’une boîte de développement pure. D’un côté : réflexion de fond et stratégie — comprendre le travail réel, les passages de témoin, ce qu’il faut vraiment prioriser. De l’autre : capacité à prototyper très vite, puis à développer des solutions sur mesure qui évoluent avec vous.
S’y ajoute la provenance d’Ulrich Fischer dans le cinéma et la médiation culturelle : une lecture des process internes et des relais entre métiers que beaucoup de prestataires « génériques » n’ont pas. Nous laissons les clés — code, données, méthodes — plutôt que de vous garder captifs.
Si vous cherchez quelqu’un qui livre « le truc » sans que l’équipe s’implique, nous ne sommes probablement pas le bon partenaire. Si vous cherchez un allié pour clarifier, prototyper et transmettre, oui.





